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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 10:36

 

En 2006, le WWF (organisation mondiale de protection de la nature), proclamait Cuba comme le seul pays au monde respectant les critères de développement durable. A la lecture de cette phrase, j’ai voulu en savoir plus et comprendre comment ce pays, avait pu réussir ce tour de force.

Jusqu’à la fin des années 1980, l’île avait une agriculture productiviste, principalement basée sur l’industrie sucrière. Cuba échangeait sucre, contre pétrole, matériels agricoles et produits phytosanitaires, avec son partenaire l’Union Soviétique.

Au début des Années 1990, l’effondrement conjugué du bloc de l’Est, du cours du sucre, ainsi que le maintien de l’embargo américain, débouchent sur la quasi faillite du pays.

De cette « période spéciale » naît l’agroécologie cubaine.

Aujourd’hui Cuba a une agriculture presque entièrement bio, qui parvient à nourrir 80% de sa population, ainsi que les quelque 3 millions de touristes qui visitent l’île chaque année. Par quels miracles ? Les principaux acteurs de cette révolution verte, à savoir les paysans cubains, racontent.

 

 

 

agriculture écologique cuba

 

Photo 1 (1 à 9 : Région de Pinar del Rio)

Cuba, terre de tabac. Cette culture qui a fait la renommée de l’île à travers le monde, est biologique. La terre est riche et fertile, et l’homme en prend soin, pour que cela dure. Après la récolte tout est utilisé. Les feuilles deviennent des « havanes ». La nervure centrale, une fois macérée, sert d’insecticides pour d’autres cultures. La tige enrichit la nourriture des animaux ou composte en vue d’amender la terre.

 

 

agriculture écologique cuba (2)

Photo 2

Même dans le terroir du tabac, la biodiversité est de mise. Les cultures de bananiers, manguiers, canne à sucre, riz, maïs ou haricots, côtoient les prairies pour le bétail, ainsi que des milieux naturels comme la forêt et la montagne. L’habitat humain est intégré au paysage. Cette diversité assure une sécurité alimentaire et financière aux habitants. De plus, la préservation d’espaces naturels offre un habitat aux insectes et plantes utiles à l’homme et à l’environnement.

 

 

agriculture écologique cuba (3)

Photo 3

Raùl, fut longtemps président de la coopérative agricole. Dès le début des années 1990, il reçoit régulièrement la visite d’ingénieurs agronomes, venus le former ou l’aider à trouver des solutions naturelles pour enrichir sa terre, et lutter contre maladies et parasites. Il répercute cet enseignement à l’ensemble des paysans. Comme tous, il vend sa production à la coopérative mais aussi directement à la population ou aux hôtels et restaurants touristiques.

 

 

agriculture écologique cuba (4)

Photo 4

La ferme de Raùl, grande de 13 hectares, produit quantité de céréales, de légumes et de fruits. Certains, comme l’ananas, poussent et sont récoltés toute l’année. D’autres, comme la mangue, sont saisonniers. Cette diversité lui permet de pratiquer une rotation des cultures. Chaque végétal puise et apporte des nutriments différents au sol ce qui enrichit la terre, apporte une meilleure productivité et protège les cultures.   

 

 

Agriculture écologique cuba (5)

Photo 5

Pedro est agriculteur mais aussi éleveur de taureaux, bœufs ou zébus, qu’il vend aux autres paysans comme bête de travail, car à Cuba, le bétail a remplacé le tracteur. Pedro a débuté sa carrière au temps de la mécanisation mais il n’est pas nostalgique de cette époque: « Un tracteur, ça coûte cher, ça sent mauvais et c’est toujours en panne ! Mon rêve, c’est d’avoir un cheval de trait ! »

 

 

Agriculture écologique cuba (6)

Photo 6

Cette vache vient de vêler. Chaque matin, Pedro récupère un peu de son lait laissant le reste pour le veau. Il ne le commercialise pas, ce lait frais sera consommé par sa famille ou servira à la confection de fromage. La cuisine cubaine, sans être gastronomique, est riche, saine et variée.

 

 

agriculture écologique cuba (7)

Photo 7

Poule dans un champ de tabac. Tous les gallinacés sont en totale liberté. Ils trouvent eux-mêmes leur subsistance et aussi profitent aussi des restes des repas. Rien ne se perd, tout se transforme. Comment retrouver les œufs, quand on n’a pas de poulailler ? Il faut prêter l’oreille : une poule qui vient de pondre, se met à chanter.

 

 

agriculture écologique cuba (8)

Photo 8

Chevaux, bovins, chèvres, porcs, poules. L’élevage est toujours intimement lié à la culture végétale. L’agriculture nourrit hommes et bêtes. Les bêtes travaillent et produisent le fumier nécessaire pour nourrir la terre. L’homme est proche de l’animal, sans angélisme ni anthropomorphisme, mais avec respect.

 

 

agriculture écologique cuba (9)

Photo 9

Victor, 87 ans, est agriculteur à la retraite. Il est courant de rencontrer des octogénaires vaquant à leurs occupations. Une vie saine et un bon système de santé aident. Cuba est le premier pays au monde pour le nombre de médecins diplômés par habitants.

 

 

agriculture écologique cuba (10)

Photo 10 (10 à 15 : Région de Sancti Spiritu)

La ferme de Maritza est perdue en pleine montagne, à une heure de marche de la route menant à Trinidad. Maritza est une femme de caractère. Malgré un parcours professionnel comme cadre dans la fonction publique, elle a tenu à conserver la ferme de son enfance. Les bâtiments sont spartiates mais adaptés à la chaleur. L’aménagement y est fonctionnel et l’ambiance conviviale.

 

 

Agriculture écologique cuba (11)

Photo 11

Six ou sept employés vivent sur la ferme de Maritza. Ils sont en train de couvrir la nouvelle chèvrerie, qui sert à loger les chevreaux séparés de leur mère durant la saison des amours. Cette construction faite de bois et de feuilles de palme récoltés dans les environs, peut paraître fragile. Pourtant, sa légèreté est la meilleure protection contre les cyclones, monnaie courante dans le pays.

 

 

Agriculture écologique cuba (12)

Photo 12

Ce veau s’est fait piquer par un parasite et la plaie s’est infectée. Le vétérinaire est loin, les hommes ont appris à se débrouiller. Après avoir lavé la plaie, ils appliquent un antiseptique. Le moment est rude pour le veau, et pour nos yeux d’occidentaux , mais ce geste répété chaque jour, sauvera l’animal d’une mort certaine.

 

 

Agriculture écologique cuba (13)

Photo 13

Changement de décor, après la campagne, la ville. Derrière ce mur, se cache la propriété d’Arturo où il cultive quelques centaines de m2 de bananiers, d’avocatiers et de manguiers, en plein centre historique de Trinidad. L’agriculture urbaine est très développée à Cuba. Chaque ville, même la capitale, a dans son cœur champs, vergers ou jardins potagers. Chacune est autosuffisante dans sa production pour nourrir l’ensemble de sa population.

 

 

agriculture écologique cuba (14)

Photo 14

Arturo, qui a reçu le prix d’excellence pour la qualité de son travail, explique les moyens de lutte naturels qu’il emploie contre les vers qui s’attaquent aux bananiers. « Le cycle d’un bananier est de 9 mois, pousse de la plante et du régime compris. Quand les fruits sont cueillis, je coupe le bananier en tronçons et le mets aux pieds des autres. Les vers enfouis dans la terre sont attirés et viennent dévorer les morceaux, ainsi je n’ai plus qu’à détruire les morceaux infestés. »

 

 

agriculture écologique cuba (15)

Photo 15

Dans ce point de vente dédié à l’agriculture urbaine, Mitchel vend la production du quartier du centre historique de Trinidad. Toutes les villes du pays ont ce genre de commerces. Les réseaux de distribution ultra courts, économise le carburant du transport et sont garants de la fraîcheur ainsi que de la qualité gustative et nutritionnelle des produits.

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 02:08

En nous rendant vers Otavalo, on passe la ligne géographique, mais ô combien abstraite de l’équateur. Nous revoilà dans l’hémisphère nord. Et alors, ça change quoi ? Pas grand-chose, il faut bien l’avouer !

003 OtavaloOtavalo est une ville bien tranquille, entourée de volcans. Elle est connue touristiquement pour son marché, mais nous, nous l’apprécions surtout pour sa population. En effet, nombre de ses habitants appartient à l’ethnie Otavalo, qui s’est enrichie grâce à sa maitrise du tissage. Ils font partie des rares indigènes qui ont su tirer leur épingle du jeu économique, tout en conservant leurs traditions. Ils ont fière allure dans leurs habits coutumiers et dégagent une beauté certaine, parfois même un peu intimidant, quand on aimerait bien les prendre en photo !

002 OtavaloLe marché hebdomadaire est le point de ralliement des populations alentours, venues vendre tout ce qui est monnayable : de l’artisanat, en passant par leurs récoltes de fruits et légumes, ainsi que des glaces dont ils raffolent. Mais ce n’est pas tout, il se vend aussi des animaux bien vivants, comme des cochons, veaux, vaches, moutons, ou encore chats, chiens, poules, lapins et le fameux cuy (cochon d’inde), qui ici se mange.

009 OtavaloC’est d’ailleurs assez cocasse de voir cette petite bête, tirée de son sac manu militari par la vendeuse, attrapée, non moins vigoureusement par le potentiel acheteur, qui lui fait faire une culbute arrière afin d’examiner son sexe, le gras sous son ventre ou bien l’état de ses pattes... Avis aux heureux propriétaires français de cochons d’inde, le petit animal se consomme avant 3 mois, après il est inbouffable !

010 Otavalo

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 04:48

Au début de notre voyage en Amérique du sud, on avait inauguré une rubrique galère, car forcément, remonter cet immense continent, allait bien se solder par quelques péripéties. Ça commençait bien puisque dès le premier soir, nous avions des invités non désirés dans nos plumards !

Et puis de trois mois, rien. Plus un seul article à inclure à cette rubrique. Il y a bien la pluie qui nous accompagne quotidiennement depuis plus de deux mois, mais on ne peut décemment pas faire un bulletin météo journalier concernant les précipitations. Alors quoi, on l’élimine cette catégorie ? Hé bien non ! Tout vient à point à qui sait attendre. Il manquait un article, qu’à cela ne tienne, le sort allait nous en dicter un :

 

029 Amérique du sud trajet

L’Equateur, c’est fini. Demain on décolle pour le Costa Rica.

Enfin ça, c’est ce qu’on croit, pauvres naïfs que nous sommes ! Nous découvrons médusés, qu’à l’entrée sur le territoire costaricien, les autorités exigent qu’on soit vacciné contre la fièvre jaune. Non pas en venant de France, tous les guides en parleraient et on serait donc au courant. Par contre, si le voyageur imprudent a la mauvaise idée d’avoir trainé ses guêtres dans des contrées comme celles de l’Equateur, la Bolivie ou le Pérou, pas de chance ! C’est vaccin obligatoire ou refoulement à l’aéroport assuré. Et ça, les fameux guides n’en disent rien, bien entendu...

En résumé, on s’est vu refusé l’accès à l’embarquement. Ce n’est pas agréable, mais ce n’est pas catastrophique. Là où ça commence à être vraiment drôle, c’est quand on doit rentrer à la maison via un vol partant du Costa Rica. Alors que faire ?

Se faire vacciner apparait être la solution la plus simple. Mais c’est sans compter les centres de santé qui ne vaccinent qu’un jour dans la semaine (et c’est forcément pas le bon jour), le délai de validité du vaccin qui est de 10 jours et les possibles effets secondaires comme douleurs, fièvres et autres réjouissances médicales. On laisse tomber.

Quels sont les autres choix ?

Changer de point d’embarquement. Pourquoi pas le Panama, la Colombie, Cuba ou même les Antilles françaises. Que nenni ! Tous les pays (ou départements) situés dans la zone comprise entre l’Equateur et les Etats-Unis exigent ce vaccin à l’entrée sur leur territoire. Notre liberté de mouvement se réduit comme peau de chagrin...

On va donc partir de Quito. Ah non, non, ça non plus, c’est pas possible ! La compagnie aérienne qui assure le retour ne dessert pas l’Equateur. Gros ras le bol. La question n’est plus, que faire de nos quelques jours de vacances, mais comment allons-nous rentrer ?

Au terme de deux jours passés dans les différents bureaux des compagnies aériennes, on a trouvé la solution (onéreuse forcément) : retour vers le Pérou, qui n’exige rien, pour s’envoler vers Madrid puis Marseille. Ouf ! On va pouvoir se calmer un peu et profiter des quelques jours qui nous restent en Equateur pour nous détendre.

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 05:14

009 Casa de las palomasEn descendant vers le sud, nous décidons de voir un des rares vestiges Inca qui subsiste en Equateur : Ingapirga. Après quelques correspondances en bus nous arrivons à destination en fin d’après-midi, en pensant visiter le site le lendemain matin. Notre recherche d’hébergement tourne court. Nous avons le choix entre un hôtel à gringos très cher et un bouge dans le village. Nous nous décidons pour le bouge, la taulière nous conduit jusqu’à sa plus belle turne et nous demande de payer d’avance au cas où on aurait dans l’idée de fuir... La chambre est si coquette et  si chaleureuse, qu’on décide de faire un tour dans le village où beaucoup de maisons sont à vendre. Le bled et ses habitants sont aussi accueillants que notre gentilhommière. La décision est vite prise, on récupère nos affaires, et on prend le dernier bus. Tant pis pour les ruines.

001 Panama de CuencaAprès avoir critiqué abondamment et mutuellement nos couvre-chefs respectifs, nous voilà à Cuenca, ville du fameux panama. Là, nous avons enfin l’espoir de couvrir nos têtes avec des chapeaux qui ont du style.

003 Panama de CuencaPlein d’espoir, nous partons visiter les 3 principales fabriques de la ville. Le nom Panama vient de l’époque de la construction du canal éponyme où les ingénieurs et ouvriers l’avaient adopté pour se protéger des affres du soleil. L’élaboration est faite par les femmes de la région, qui tissent patiemment entre leurs doigts une ébauche, vendue aux différents ateliers. Eux, vont les colorer ou les blanchir et leur apporter leur taille et leur forme définitive. Chaque marque a son propre style, on découvre les « Borsalinos », les  « coloniaux », et d’autres plus classiques ou plus fantaisistes, mais on s’aperçoit aussi de la qualité de finition. Notre œil s’aiguise, et en véritables connaisseurs nous en achetons un plein carton. Ensuite, nous confions notre trésor au service de la poste équatorienne, en croisant les doigts...

017 le marchéPour les repas, on a vite trouvé la direction du marché. Beaucoup d’échoppes, avec le poulet-riz habituel, et puis d’autres qui nous attirent avec leurs cochons grillés entiers posés sur l’étal. Le lait de coco est pas mal non plus !

019 la rue013 cirage de pompesA part ça, Cuenca est une ville agréable. Ses 400 000 habitants ne se font pas trop sentir, le climat est très doux, même si il y pleut un peu trop  à notre goût. Elle a un passé colonial et les monuments qui vont avec. Aujourd’hui elle est, selon les journaux, l’endroit idéal où tout américain du nord aimerait venir passer sa retraite. Effectivement, en déambulant dans les rues, on s’aperçoit qu’il y fait bon vivre. C’est pas les nombreux cireurs de pompes installés un peu partout, et leurs clients, juchés sur un siège, lisant le journal, en attendant que leurs chaussures brillent, qui semblent dire le contraire.  

012 cirage de pompes

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 01:23

On a peu de jours en Equateur et on voudrait éviter de s’éparpiller aux 4 coins du territoire. On choisit de se concentrer sur l’avenue des volcans coupant le pays du nord au sud, et de laisser les côtes et la forêt amazonienne pour un autre voyage.

001 Volcan CotopaxiDonc direction Baños, petite ville thermale située juste au pied du volcan Tungurahua. En chemin, Mr Cotopaxi émerge des nuages, il arbore fièrement ses 5000 et quelques mètres de brouettes de pierres ponces. Il est aussi beau que dangereux, puisque il a déjà détruit 3 fois, la petite ville de Latacunga qui s’active à ses pieds. Eh oui, nombre de ces monstres sont bien réveillés. On n’est pas à la Bourboule !

004 BaniosBaños, qui veut dire « bains » (désolés pour les hispanophones, mais on n’a pas un public entièrement bilingue !), exploite des sources s’étant chargées de tous les minéraux contenus dans le ventre du volcan. Les eaux en ressortent chaudes, soit disant bénéfiques pour la santé, mais d’une couleur opaque allant du jaune pisseux au vert boueux. Très engageant... Un dimanche matin, on tente quand même l’expérience. Mais tous les équatoriens ont la même merveilleuse idée que nous. Résultat : eaux soufrées et ferrugineuses, pourquoi pas, mais surtout bouillon de culture garanti. On joue des coudes pour entrer dans la grande baignoire, on prend un bain revitalisant et délassant de 10mn entre les bombes des gamins, et on repart à l’hôtel prendre une douche rapidito. Parait-il que le meilleur moment pour être tranquille, c’est en semaine à 4h du matin. On le croit sur parole...

005 BaniosCette ville offre aussi un large échantillon de randos et d’activités de plein air. Qui plus est, se situant à 1800m d’altitude, la température est idéale, non seulement pour les touristes que nous sommes, mais aussi pour les plantes tropicales qui y croissent (l’office du tourisme nous a promis une petite rémunération en échange de la publicité faite dans ce blog mondialement connu (et reconnu !)).

010 BaniosOn s’installe dans un hôtel où les cerbères en charge de la sécurité sont deux perroquettes issues de la jungle toute proche. Elles aiment bien faire des vocalises durant la sieste ou nous asséner de « Hola » quatorze fois de suite. Mais ce sont des amours,..., quand elles se taisent.

003 PerroquetteEt puis un matin, le volcan toussote (il devrait arrêter la clope...). Un panache de fumée s’en échappe. Il s’est en fait réveillé en 1999 et depuis, à intervalles irréguliers, il relâche la pression contenue dans sa caldera, avant de retourner quelques temps à sa léthargie. Tungurahua est un volcan festif. Il se réveille pour toutes les fêtes du calendrier et justement dans quelques jours c’est la semaine sainte, très populaire ici. Monsieur veut mettre l’ambiance !

008 BaniosDe Baños, son sommet est invisible tant les replis du relief sont abrupts. On décide donc de grimper à l’observatoire, 800m au dessus de la ville et de se retrouver face à lui pour l’observer. Il crache une fumée blanche. Puis soudain se met à grogner pendant plusieurs secondes, et expulse, à quelques kilomètres de haut, un rot chargé de cendres de roches, dont le vent nous fait manger quelques cuillerées. Au fur et mesure de l’ascension, les grondements augmentent en intensité. Après la première réaction de crainte naturelle, le spectacle nous fascine tant qu’on finit par en oublier toute peur. On passe des heures, subjugué, à l’écouter et l’observer.

014TungurahuaDans l’après-midi, ses soubresauts se calment, le spectacle est fini et on redescend vers la ville où beaucoup de ses habitants sont autant émerveillés que nous, de ce grand voisin, imprévisible et dangereux. 016 Veau 

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 23:56

002 Quito Couvent San Francisco003 Quito MusicosSurvol de l’Equateur. C’est la première fois, au cours de notre voyage, où nous allons rentrer dans un pays dont nous n’avons aucune idée, pas une seule image en tête. A travers le hublot, nous apercevons Quito. La ville entourée de collines verdoyantes parsemées de vaches, ressemble aux Alpes. Les maisons bien peintes paraissent soignées. L’Equateur vu d’en haut parait plus riche que la Bolivie et le Pérou.A terre, dans le Quito moderne, nous sommes étonnés de voir des bars à la mode, pleins de jeunes. Ce côté festif nous rappelle Buenos Aires. Les grillages, barbelés et fils électriques protégeant les habitations, nous ramène à une réalité plus rude.

001 Quito Couvent San FranciscoLe lendemain, un dimanche, nous déambulons dans le Quito colonial, c’est populaire et bon enfant. Les maisons affichent balcons de bois et façades pimpantes. Nous visitons l’immense couvent San Francisco avec des moines en chair et en os et en habits aussi. Nous les voyons discuter avec des jeunes. L’église serait-elle vivante ici ?

004 Quito La CGTPlace de l’indépendance, beaucoup de monde, d’ambiance et de bruit. D’un côté le palais gouvernemental que nous ne pourrons pas visiter, il nous manque les passeports. De l’autre côté un groupe de musique andine et danseurs attire un bel attroupement. Et au milieu, sur les marches de la cathédrale, des indigènes et des militants (on dirait la CGT !) prennent la parole devant une foule compacte : « Viva la revolucion ciudadana », « viva Rafael Correa » ! Quel hommage, quelle popularité pour un président en place ! (ah non, c’est plus la CGT)

017 ChugchilanLes deux jours passés à Quito sont très largement suffisants pour étancher notre soif des grandes villes. Nous prenons un car en direction du sud pour apprécier la nature, c’est-à-dire, la cordillère et les volcans. Nous nous arrêtons à Chugchilàn, hameau perdu dans la montagne.

016 Chugchilan015 ChugchilanL’hôtel très sympathique, est constitué de cabanes qui ressemblent à de petits chalets suisses. La chambre est superbe, et pour la premières fois nous avons droit à un poêle et du  bois à disposition. Nous rencontrons Yosh, le gérant, immigré cubain qui nous raconte son long parcours jusqu’en Equateur, ses déchirements quant à sa famille et son pays laissés derrière lui. Les repas sont l’occasion de discussions avec argentins, néozélandais, colombiens et aussi avec un canadien anglophone, Peter, qui s’exprime en espagnol.

008 Lagune Quilotoa013 Lagune QuilotoaSur les conseils de Yosh, nous gravissons le volcan Quilotoa pour aller voir sa lagune d’un vert (émeraude comme dirait Cathy) presque phosphorescent. Dommage que le soleil bien caché derrière les nuages ne fassent  pas péter davantage cette incroyable couleur sur les photos. Le retour en bus s’effectue dans des conditions habituelles : chauffeur fou et piste défoncée ! Nos compagnons de table nous ont raconté un retour encore pire, où le bus s’est planté, tous les hommes sont descendus pour pousser, finalement un engin de chantier est venu les sortir de ce mauvais pas.

010 Lagune QuilotoaLe lendemain, avec Peter, nous décidons de faire une grande boucle à cheval. Ça fait longtemps que nous n’avons pas mis nos fesses sur des canassons et les débuts sont laborieux.

020 CavalerieHeureusement que Miguel, le guide, veille au grain et tape avec régularité sur les croupes léthargiques, jusqu’à ce que celui de Jean-Paul, brutalement réveillé, lui décoche une solide ruade et parte au galop.

018 JP et son canachienMise à part nos fringantes montures, nous découvrons une forêt primaire humide et un paysage superbe.

021 CavalerieTous les coteaux environnants sont utilisés pour les cultures. Et le plus curieux, c’est qu’il n’y a aucune terrasse. Les champs sont pentus comme des pistes noires. Cultures et récoltent exigent un travail de haute voltige. 023 Cavalerie

 

 

028 Forêt primaire humide

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 03:18

007 CuscoNous retrouvons Cusco avec plaisir. Deux ans après, malgré un côté très touristique, la ville nous charme toujours autant. L’héritage des Incas est très présent, dans le plan des rues et dans le soubassement de tous les bâtiments. Ah, c’est du costaud ! Les énormes pierres taillées dans des formes les plus fantaisistes et ajustées au millimètre. Elles en ont vu des tremblements de terre, mais elles n’ont rien cédé.

012 CuscoOn se promène dans le quartier San Blas  à flanc de colline, on gravit les ruelles moitié escaliers/moitié rue. A midi, on se dirige vers le marché pour déguster des plats de ceviche de poissons et d’énormes salades de fruits. Finalement, c’est là que l’on mange le mieux.

005 Cusco019 A la bouffeAh, voilà un sujet de thèse : bouffe et voyage au long court. En Argentine et au Chili, nous avions une cuisine à disposition dans tous les hôtels, c’était un moment agréable, que nous partagions avec d’autres voyageurs. En Bolivie et au Pérou, pas de cuisine, donc  obligés de manger au restau, matin, midi et soir. C’est toujours le même menu : soupe, viande avec frites et riz, pas de dessert. Même si les soupes sont excellentes, et le restau et ce régime nous lassent. Les quelques fois où nous avons pu nous faire un peu de cuisine sur le réchaud de camping, quel bonheur ! C’était on ne peut plus basique, simplement, avec du vin blanc, quelques crudités et légumes, ça ressemblait davantage à ce que nous avons l’habitude de consommer.

021 on veut du soleil

On veut du soleil!!

Nous allons refaire une ballade qui nous avez bien frustré il y a deux ans, à cause de la pluie. Nous étions montés deux fois à Sacsahuaman, et chaque fois la visite s’était terminée sous la flotte. Le matin en prenant le bus, on scrute le ciel bien bouché, en se disant que ça devrait s’améliorer.

023 Puca Pucara On se fait déposer en face de Tambomachay, qu’on visite rapidement. Ensuite, on reprend la route en descendant, jusqu’au site de Puca Pucara, il reste quelques structures en grosses pierres bien ajustées sur un éperon rocheux. Une fenêtre s’ouvre dans le ciel, et nous avons droit à un peu de soleil. Nous reprenons la descente jusqu’au site de Kenko, qui lui ressemble à un gros tas de rochers traversé par un couloir. Bof !

036 Sacsahuaman033 SacsahuamanSacsahuaman est un peu plus loin sur la droite, nous l’atteignons rapidement. Nous nous installons sur les hauteurs pour pique-niquer, en bas nous apercevons les trois rangées d’énormes pierres assemblées en guise de rempart, avec la ville de Cusco en arrière plan. Le temps de manger, le soleil se cache définitivement. Cette fois-ci nous n’avons pas eu droit à la pluie, c’est déjà un progrès, pour le soleil, ce sera pour une prochaine fois...

040 Sacsahuaman

Ces quelques jours à Cusco achèvent notre séjour au Pérou, demain nous serons plus au nord, à Quito en Equateur.

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 04:35

004 couvent Santa Catalina

 

021 couvent Santa CatalinaArequipa, c’est la 2ème ville du Pérou, autant dire que c’est gigantesque. On ne verra pas tout, loin s’en faut. En fait, on est venu pour deux choses, le monastère Santa Catalina (toutes des saintes) et retrouver du soleil agrémenté d’un peu de chaleur. Pour le soleil c’est un peu  raté. A notre arrivée, il vient de faire un orage, que l’on qualifierait d’automnal si nous étions chez nous, laissant des rues inondées et des torrents de boue... Bref, pour nous, la routine. Pour les habitants, plutôt exceptionnel. A bien y réfléchir, je crois qu’on porte la poisse ! Amis lecteurs, attendez-vous à un mois d’avril pluvieux, les porte-guignes reviennent !

 

010 couvent Santa Catalina

 

016 couvent Santa CatalinaLes incantations faites à la Pachamama dans notre chambre d’hôtel, feront briller le soleil les jours suivants. Ce sont les deux seuls jours sans pluie depuis environ 5 semaines... Donc on en profite pour se balader dans le centre de cette belle ville coloniale, sans parka ni poncho.

 

 

012 couvent Santa Catalina

 

011 couvent Santa CatalinaComme dit précédemment, on est surtout venu pour visiter le couvent Santa Catalina. Une ville dans la ville, crée il y a plus de 400 ans pour les espagnols voulant caser certaines de leurs filles surnuméraires. Elles y rentraient, accompagnées de leurs servantes et esclaves et d’une dote considérable, pour ne plus jamais en sortir, même pas les pieds devant. En effet, outre un cimetière, le couvent contient des patios, potagers, cellules genre appartement avec courette, bains, laverie, cuisine, réfectoire et bien sur église et espaces de prière.

 

042 couvent Santa Catalina

 

005 couvent Santa CatalinaCe lieu de culte, héberge encore une trentaine de bonne sœurs ayant fait vœux de claustration. On ne vous cachera pas, que l’on a un peu de mal à comprendre ce choix, nous qui avons tant envie de découvrir le monde. Bon, enfin, si elles prient pour nous...

 

033 couvent Santa Catalina

 

035 couvent Santa CatalinaEn tous les cas le couvent est splendide, il a été réaménagé à plusieurs reprises, séismes obligent, et arbore des teintes engagées comme l’ocre, le bleu pétard ou encore le rouge brique. Il nous faut une journée entière pour le visiter et le mettre en image, tant il regorge de détails esthétiques. Puis on quitte ce sanctuaire pour regagner la ville avec ses concerts de klaxons, ses boutiques, sa foule. La vie quoi !

 

 

018 couvent Santa Catalina

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 00:48

001 sur la routeLe hasard fait bien les choses, assis dans le bus en direction du canyon de Colca, nous voyons débarquer les 3 québécois rencontrés sur Taquile. On a bien aimé les moments passés avec Christian, Hélène et Françoise, leur humour, leur goût du voyage, du contact. On décide finalement de se dérouter pour passer un moment avec eux. Nous nous installons à Yanque. Surtout qu’il y a des piscines d’eau chaude, c’est le moment de prendre le premier bain en Amérique du sud ! Malgré la pluie qui commence à nous tomber sur la tête, tous les cinq nous profitons pleinement de cette cure thermale pendant 2h30 !
006 YanqueLe soir, après le repas, Natalio, le patron de l’hôtel chante quelques chansons andines accompagné d’une guitare avant de passer l’instrument à Christian, authentique homme orchestre, qui voyage avec une trousse pleine d’harmonicas. Nous avons droit à un véritable concert, avec répertoire québécois, nord-américain, et même l’indétrônable « petite Marie » de notre Cabrel national. Soirée chaleureuse, on en redemande.
019 Canyon de ColcaLe matin suivant, nous nous dirigeons vers Cabanaconde, lieu de départ du trek dans le canyon. On se renseigne sur la faisabilité de la randonnée sur 3 jours, malgré la pluie et les glissements de terrain, un itinéraire est possible. Et le lendemain, délesté d’une partie de nos bagages, tente, duvet, ordi, parce que nous n’avons aucune envie de camper sous la pluie, nous nous engageons dans le canyon. C’est très escarpé. Sur l’autre versant, nous apercevons comme vu d’avion, des villages disséminés très très loin, avec des chemins piétons pour les desservir. D’ailleurs des mules chargées nous dépassent pour les ravitailler.

022 Canyon de ColcaDes condors planent au dessus de nos têtes, ils rasent la paroi à la recherche des courants ascendants. Dans l’après-midi, nous arrivons à San Juan de Chuccho, l’hébergement est sommaire, mais nous convient tout à fait. Une grande fenêtre s’ouvre sur le canyon, pas d’éclairage, mais l’eau chaude nous parvient par des capteurs solaires. Le soir nous discutons avec un guide qui nous explique que la prochaine étape est compliquée parce que des chemins sont coupés par des glissements de terrain. Il nous offre de le suivre, lui et son petit groupe, c’est ce que nous faisons jusqu’à Malata.

028 Canyon de ColcaEnsuite, le dernier tronçon nous paraît évident jusqu’à l’oasis de Sangalle, nous le faisons seuls. Nous arrivons à l’hébergement vers midi, le soleil toujours présent nous permet de prendre un bain dans la piscine. Le troisième jour, le chemin à suivre est très simple, il suffit de monter 1200 m de dénivelé ! Heureusement que nous partons tôt et qu’une partie du chemin est à l’ombre. Nous arrivons à temps à Cabanaconde pour récupérer nos affaires et prendre un bus pour Arequipa.

033 Canyon de Colca

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 23:45

009 AmantaniComme il y a deux ans, on repart visiter les iles Amantani et Taquile, mais cette fois sans agence.
On n’a pas de plan défini, pas d’adresse connue, on n’est même pas sûr de l’itinéraire à suivre, on veut juste passer un peu de temps sur chaque ile, pour mieux les découvrir et comprendre les manières de vivre de leurs habitants. Et ceci, sans le prisme d’un guide, d’un groupe ou d’un programme préétabli. Au Pérou, il y a toujours des solutions pour se déplacer, manger ou dormir, donc pas de souci d’intendance. Et puis, ça fait presque deux mois que l’on parle espagnol quotidiennement, donc on a quelques automatismes idiomatiques.
004 AmantaniOn décide de passer par la péninsule de Capachica, qui met Amantani à 45 minutes de navigation, alors qu’il y a 4h de bateau au départ de Puno. Issac, notre aubergiste, digne de « Huggy les bons tuyaux », nous a refilé 3 noms de bleds situés sur la péninsule. En voiture Simone ! Dans les bus surchargés, il est difficile de ne pas discuter. Alors de l’un à l’autre, on glane des informations, jusqu’à tomber sur une famille d’Amantani, qui nous propose de faire le voyage ensemble, puis de dormir et manger chez eux. C’est l’Pérou, quoi ! Il s’agit d’Amalla, Ruben, et de Serafina leur mère, qui reviennent de faire des courses à Puno. Ils habitent l’une des 10 communautés d’Amantani, celle de Colquecachi.
001 AmantaniSur l’ile, pas un moteur, tout se fait à pied. On marche donc 40 minutes pour arriver chez eux. Arrivés à la maison, on rencontre Feliciano, le père de famille, bien surpris de notre venue, mais ravi d’accueillir deux touristes. Dans le circuit normal, l’hébergement sur l’ile est réglementé. Chaque communauté reçoit les groupes à tour de rôle. Il y a même des rotations entre les communautaires afin que les subsides du tourisme soient répartis équitablement. Les propriétés sont privées, mais tout travail d’intérêt général – empierrement des chemins, création d’un terrain de volley, etc – est fait de manière communautaire. Comme on est hors circuit, chaque habitant de n’importe quelle communauté est libre de nous recevoir. Mais nous, on est très content de notre famille d’accueil ! Ils sont non seulement aimables, pleins d’humour et curieux, mais en plus ne mégotent pas sur la quantité et la qualité des plats préparés. Et l’altitude, ça creuse ! On décide de rester deux jours chez eux.
021 AmantaniAmantani est une ile pentue, agrémentée de cultures en terrasse sur ses flancs et dominée par les temples de Pachamama et Pachatata, respectivement la mère et le père Terre, pour les Quechuas. Le matin et l’après-midi, on arpente les chemins de l’île, et on se retrouve autour de la table familiale pour les repas. Ainsi, on peut échanger sur les modes de vie de chacun. Ils vivent de manière très simple, cultivent leurs lopins de terre, élèvent des brebis, mangent de la viande une à deux fois par an. Serafina prépare les repas sur un four à bois, l’unique point d’eau se trouve dans la cour, mais ils sont tous équipés d’un portable et Amalla étudie l’anglais en ville pour devenir prof ou guide. Ils sont calmes et dégagent une certaine sérénité.
018 AmantaniOn retrouve également la maison de Norma et de son fils William, qui nous avaient hébergés la fois dernière. Elle est contente d’avoir de la visite, même si elle ne se souvient pas trop de nous. Elle nous fait part de ses difficultés d’être une mère célibataire, mais ne voudrait pour rien au monde quitter son ile pour vivre en ville, même si parfois, la manne touristique tarde à arriver jusqu’à elle.
022 AmantaniAprès deux jours très agréables, on se rend sur Taquile, l’ile voisine. Les bateaux ne sont pas nombreux. Feliciano « a supplié » un capitaine de barque touristique, de faire un détour pour venir nous chercher de ce côté-ci. En l’attendant, tout en s’abritant de la pluie sous un petit bout de toit, on fait des échanges linguistiques : un mot de français contre un mot de quechua.
Merci Feliciano de nous avoir si bien expliqué ta vie et ton île. Promis, on t’envoie une photo du tombeau des pharaons...
032 TaquileNotre arrivée à Taquile ne ressemble pas à celle d’Amantani. Quand nous entrons sur la place principale, les agences sont toutes là avec leurs touristes, ce qui représente beaucoup de monde. Pauvres autochtones qui supportent ce défilé tous les jours ! Et nous qui venions de séjourner deux jours dans le calme et la sérénité, quel choc, on dirait Taquile-land ! Heureusement que les voyages organisés n’ont pas beaucoup de temps à consacrer à chaque lieu, ce qui fait qu’en début d’après-midi l’ile se vide et retrouve un peu de son calme, chaque guide à récupéré son troupeau, les bateaux sont repartis. Mais cette énorme pression touristique a un impact sur la vie dans l’ile. Les habitants paraissent déguisés dans leurs costumes traditionnels et sont fuyants. Nous qui souhaitions éviter les tours organisés, nous nous en sentons prisonniers.

042 TaquileAprès le repas, nous empruntons les chemins aménagés pour circuler à pied et découvrons le côté aérien de l’ile avec le lac tout en bas. On se croirait en Méditerranée, en Corse ou dans une ile grecque, sur un relief escarpé avec la mer bleu marine en bas. Benjamin nous loge, une autre chambre est occupée par des québécois. Comme nous sommes cinq, il ne peut pas nous faire manger avec sa famille, il nous installe donc dans son restaurant. On passe une bonne soirée à discuter de voyages et autres avec nos voisins de chambre. Le lendemain nous terminons notre périple dans les iles, par une traversée en bateau sous le soleil, en direction de Puno.

045 Puno

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