carnets de voyages : Népal, Bali, Chili, argentine, Bolivie, Pérou, Equateur, Costa Rica
14ème étape Golphu Bhanjyang (2130m) Chisapani (2165m)
La veille au soir, il pleuvait, ce matin nous partons dans le brouillard.
Avec Sophie et Arnaud nous faisons équipe, et le chien de la veille ne tarde pas à nous rejoindre. Le paysage a changé, partout des cultures en terrasses, nous croisons beaucoup d’animaux domestiques : des chèvres avec leur petits, des buffles, des vaches, des poules... De toute évidence, le trajet est beaucoup plus long que ce que nous a dit le suisse. Ca devait être un suisse marseillais...
En cours de route, on se fait remettre sur le droit chemin par deux paysannes qui nous hèlent de l’autre côté d’un versant. On en est quitte pour une bonne suée ! Merci les népalais !
A Pati Bhanjyang, nous décidons de prendre le bus. Je rêve d’une bière bien fraîche et d’un petit repas avant de partir pour 4 ou 5 heures de bus. Vœu exaucé à l’arrêt de bus ! Elle est pas belle la vie ?
Ensuite, ça se gâte, deux minutes après être parti, le bus s’embourbe sur le chemin détrempé de la pluie de la veille. La moitié des gens sort, tente d’aplanir les ornières glissantes, balance de la sciure, positionne des rondins, sous les roues arrières du Tata, qui au terme de 20 minutes d’effort, parvient à passer l’obstacle... Pour s’arrêter de nouveau cent mètres plus loin, de nouveau embourbé. Mais cette fois ça monte, et l’arrière du bus chasse dangereusement vers le précipice. Ce qui était jusque là une péripétie, commence à se révéler dangereux. Nous remettons les sacs à dos et partons à pied.
Le trajet n’est pas évident, beaucoup d’embranchements, heureusement deux écolières nous guident jusqu’à Chisapani. A la sortie du village, une guérite nous attend pour nous taxer du droit d’entrer dans le parc Shivapuri Nagarjun. L’après-midi est bien avancée, aux dires des personnes interrogées, il nous reste trois heures à marcher avant Sundarijal, le prochain départ de bus.
N’ayant aucune envie de passer la nuit dans la forêt, on choisit la première guesthouse pour s’arrêter. Ce n’était pas le meilleur choix ! Le panneau vantant les « lovely de luxe room » est « a little » exagéré. Intérieur du bâtiment pas fini, mur à trous, eau chaude inexistante, cuisine pas terrible et le tout assez cher. En bref en passant par Chisapani, le mieux est encore d’éviter le « Moutain Galaxy ».
15ème étape Chisapani (2165m) Sundarijal (1300m environ)
Le ciel est bouché, ça devient une habitude. Sur une photo, nous avons vu le panorama qu’offrait le village. Cela aurait pu être beau, mais ça n’entame pas notre bonne humeur.
Le parc Shivapuri est dense. Certains passages sont décrits comme des coupes gorges. Aucun problème pour nous, nos éclats de rire ont dû faire fuir les voleurs...
En milieu de matinée, on se fait une pause noodle, grâce au garde-manger d’Arnaud et au réchaud de Sophie. C’est « bon » l’amitié !
Et puis on traverse le très joli village de Mulkharka, garni de buffles d’eau, de biquettes,... et d’immenses plans de cannabis ! Le rêve des petits producteurs de placard à balai !
On est samedi, le parc est rempli de jeunes, venus passer leur journée de repos. On arrive à l’arrêt de bus et bien vite, on se retrouve pris dans les embouteillages de la capitale, qui ne nous avait pas manqués.
Le soir après un très sérieux et méticuleux décrassage chez Hari, on retrouve nos « pourvoyeurs de noodle » à l’Everest Steak House. On se délecte d’un pavé de bœuf made in India, en se demandant si la viande est issue d’une vache accidentée, dans la circulation de Calcutta ou de Dehli ? Mystère de l’indouisme ! En tous les cas, après un mois d’un régime presque exclusivement végétarien, c’est bon le steak ! La soirée se termine très tard (11h), dans un bar à cocktail d’où l’on se fait chasser, pour cause de fermeture. Fin de trek.