carnets de voyages : Népal, Bali, Chili, argentine, Bolivie, Pérou, Equateur, Costa Rica
4ème étape : Langtang (3430m) Kyanjin Gompa (3870m)
Comme chaque jour, le ciel est limpide en se levant, bizarrement il fait moins froid qu’à la fin de la journée.
Ce matin nous partons tranquillement car nous n’avons que 4 h de marche et qu’à 3400m il vaut mieux ne pas se presser. Autour le paysage est somptueux, à droite des sommets flirtant avec les 6000m, à gauche le Langtang Lirung et ses petits camarades culminent à 7200m. Le soleil nous chauffe alors que le vent nous gèle, ça commence à être la haute montagne !
Arrivés à bon port, nous nous mettons en quête d’un lodge, full, complet ! Nous en visitons plusieurs, où il ne reste que chambre borgne et douche en extérieur. JP jette l’éponge et garde les sacs. Cathy, qui aime son confort, repart en quête et en dégotte un, à la sortie du village avec chambre claire et propre, salle d’eau à l’intérieur et WC séparé. C’est un luxe dans ce pays de ne pas avoir à patauger dans la douche pour aller pisser! Le tout négociable et agrémenté des sourires de nos hôtes.
On se met à la cale tout l’après-midi, ce qui nous vaut de jolies couleurs sur le visage. On bouquine en sirotant un thé : ça s’appelle de l’acclimatation !
Vers 15h30, comme d’hab, le ciel se couvre et nous aussi, sous duvet et couverture.
Demain on se lance dans l’ascension du Tserko Ri, « petit sommet « à 4980 m, il faut être en forme.
5ème étape : Kyanjin Gompa (3870 m) Tserko Ri (4980 m) A/R
A 6h15, il fait jour et le ciel est limpide, l’herbe glacée craque sous nos pas, la gelée blanche recouvre les champs et saupoudre les yacks placides. Nous partons légers avec thermos de thé et momos préparés par notre hôte.
La veille, il nous a indiqué le chemin à suivre : traverser la rivière et prendre les zigzags qui montent à gauche. Ok c’est simple. La rivière et cernée de blocs de pierre givrés, ça glisse, surtout ne pas tomber ! Vu d’en bas les zigzags sont invisibles. Un guide accompagné d’un touriste passent. Nous les suivons, mauvaise idée. Sur le flanc gauche du Tserko Ri, se dessinent un sentier, que nous décidons de gravir. Il s’élève bien, mais ne fait pas de zigzag. Comprenant notre méprise, nous retraversons le flanc en sens inverse par les pistes de yacks, avant de retrouver le bon chemin. Résultat, 2h de perdues.
L’ascension par la crête est alors plus raide, nos pas sont plus lents et le cœur s’emballe vite. L’aller-retour devait se faire en 7 h. Nous en sommes à 5h et à 4700 m d’altitude. Le sommet se couvre, le vent est fort et il nous reste encore au moins 1h30 de montée. Nous trouvons plus prudent d’en rester là.
Après avoir avalé thé et momos, on attaque la descente par le bon chemin. Arrivés à la rivière, on se rend compte de nos erreurs du matin, il fallait franchir le cours d’eau beaucoup plus haut et gravir la pente immédiatement. Tant pis, on ne regrette rien, d’autant plus que le ciel est bouché et qu’il fait vraiment froid.
Peu après être arrivés, alors que nous profitons de la chaleur toute relative de la guesthouse, il se met à neiger.