carnets de voyages : Népal, Bali, Chili, argentine, Bolivie, Pérou, Equateur, Costa Rica
Le hasard fait bien les choses, assis dans le bus en direction du canyon de Colca, nous voyons débarquer les 3 québécois rencontrés sur Taquile. On a bien aimé les moments passés avec Christian, Hélène et Françoise, leur humour, leur goût du voyage, du contact. On décide finalement de se dérouter pour passer un moment avec eux. Nous nous installons à Yanque. Surtout qu’il y a des piscines d’eau chaude, c’est le moment de prendre le premier bain en Amérique du sud ! Malgré la pluie qui commence à nous tomber sur la tête, tous les cinq nous profitons pleinement de cette cure thermale pendant 2h30 !
Le soir, après le repas, Natalio, le patron de l’hôtel chante quelques chansons andines accompagné d’une guitare avant de passer l’instrument à Christian, authentique homme orchestre, qui voyage avec une trousse pleine d’harmonicas. Nous avons droit à un véritable concert, avec répertoire québécois, nord-américain, et même l’indétrônable « petite Marie » de notre Cabrel national. Soirée chaleureuse, on en redemande.
Le matin suivant, nous nous dirigeons vers Cabanaconde, lieu de départ du trek dans le canyon. On se renseigne sur la faisabilité de la randonnée sur 3 jours, malgré la pluie et les glissements de terrain, un itinéraire est possible. Et le lendemain, délesté d’une partie de nos bagages, tente, duvet, ordi, parce que nous n’avons aucune envie de camper sous la pluie, nous nous engageons dans le canyon. C’est très escarpé. Sur l’autre versant, nous apercevons comme vu d’avion, des villages disséminés très très loin, avec des chemins piétons pour les desservir. D’ailleurs des mules chargées nous dépassent pour les ravitailler.
Des condors planent au dessus de nos têtes, ils rasent la paroi à la recherche des courants ascendants. Dans l’après-midi, nous arrivons à San Juan de Chuccho, l’hébergement est sommaire, mais nous convient tout à fait. Une grande fenêtre s’ouvre sur le canyon, pas d’éclairage, mais l’eau chaude nous parvient par des capteurs solaires. Le soir nous discutons avec un guide qui nous explique que la prochaine étape est compliquée parce que des chemins sont coupés par des glissements de terrain. Il nous offre de le suivre, lui et son petit groupe, c’est ce que nous faisons jusqu’à Malata.
Ensuite, le dernier tronçon nous paraît évident jusqu’à l’oasis de Sangalle, nous le faisons seuls. Nous arrivons à l’hébergement vers midi, le soleil toujours présent nous permet de prendre un bain dans la piscine. Le troisième jour, le chemin à suivre est très simple, il suffit de monter 1200 m de dénivelé ! Heureusement que nous partons tôt et qu’une partie du chemin est à l’ombre. Nous arrivons à temps à Cabanaconde pour récupérer nos affaires et prendre un bus pour Arequipa.