carnets de voyages : Népal, Bali, Chili, argentine, Bolivie, Pérou, Equateur, Costa Rica
Arequipa, c’est la 2ème ville du Pérou, autant dire que c’est gigantesque. On ne verra pas tout, loin s’en faut. En fait, on est venu pour deux choses, le monastère Santa Catalina (toutes des saintes) et retrouver du soleil agrémenté d’un peu de chaleur. Pour le soleil c’est un peu raté. A notre arrivée, il vient de faire un orage, que l’on qualifierait d’automnal si nous étions chez nous, laissant des rues inondées et des torrents de boue... Bref, pour nous, la routine. Pour les habitants, plutôt exceptionnel. A bien y réfléchir, je crois qu’on porte la poisse ! Amis lecteurs, attendez-vous à un mois d’avril pluvieux, les porte-guignes reviennent !
Les incantations faites à la Pachamama dans notre chambre d’hôtel, feront briller le soleil les jours suivants. Ce sont les deux seuls jours sans pluie depuis environ 5 semaines... Donc on en profite pour se balader dans le centre de cette belle ville coloniale, sans parka ni poncho.
Comme dit précédemment, on est surtout venu pour visiter le couvent Santa Catalina. Une ville dans la ville, crée il y a plus de 400 ans pour les espagnols voulant caser certaines de leurs filles surnuméraires. Elles y rentraient, accompagnées de leurs servantes et esclaves et d’une dote considérable, pour ne plus jamais en sortir, même pas les pieds devant. En effet, outre un cimetière, le couvent contient des patios, potagers, cellules genre appartement avec courette, bains, laverie, cuisine, réfectoire et bien sur église et espaces de prière.
Ce lieu de culte, héberge encore une trentaine de bonne sœurs ayant fait vœux de claustration. On ne vous cachera pas, que l’on a un peu de mal à comprendre ce choix, nous qui avons tant envie de découvrir le monde. Bon, enfin, si elles prient pour nous...
En tous les cas le couvent est splendide, il a été réaménagé à plusieurs reprises, séismes obligent, et arbore des teintes engagées comme l’ocre, le bleu pétard ou encore le rouge brique. Il nous faut une journée entière pour le visiter et le mettre en image, tant il regorge de détails esthétiques. Puis on quitte ce sanctuaire pour regagner la ville avec ses concerts de klaxons, ses boutiques, sa foule. La vie quoi !