carnets de voyages : Népal, Bali, Chili, argentine, Bolivie, Pérou, Equateur, Costa Rica
Au début de notre voyage en Amérique du sud, on avait inauguré une rubrique galère, car forcément, remonter cet immense continent, allait bien se solder par quelques péripéties. Ça commençait bien puisque dès le premier soir, nous avions des invités non désirés dans nos plumards !
Et puis de trois mois, rien. Plus un seul article à inclure à cette rubrique. Il y a bien la pluie qui nous accompagne quotidiennement depuis plus de deux mois, mais on ne peut décemment pas faire un bulletin météo journalier concernant les précipitations. Alors quoi, on l’élimine cette catégorie ? Hé bien non ! Tout vient à point à qui sait attendre. Il manquait un article, qu’à cela ne tienne, le sort allait nous en dicter un :
L’Equateur, c’est fini. Demain on décolle pour le Costa Rica.
Enfin ça, c’est ce qu’on croit, pauvres naïfs que nous sommes ! Nous découvrons médusés, qu’à l’entrée sur le territoire costaricien, les autorités exigent qu’on soit vacciné contre la fièvre jaune. Non pas en venant de France, tous les guides en parleraient et on serait donc au courant. Par contre, si le voyageur imprudent a la mauvaise idée d’avoir trainé ses guêtres dans des contrées comme celles de l’Equateur, la Bolivie ou le Pérou, pas de chance ! C’est vaccin obligatoire ou refoulement à l’aéroport assuré. Et ça, les fameux guides n’en disent rien, bien entendu...
En résumé, on s’est vu refusé l’accès à l’embarquement. Ce n’est pas agréable, mais ce n’est pas catastrophique. Là où ça commence à être vraiment drôle, c’est quand on doit rentrer à la maison via un vol partant du Costa Rica. Alors que faire ?
Se faire vacciner apparait être la solution la plus simple. Mais c’est sans compter les centres de santé qui ne vaccinent qu’un jour dans la semaine (et c’est forcément pas le bon jour), le délai de validité du vaccin qui est de 10 jours et les possibles effets secondaires comme douleurs, fièvres et autres réjouissances médicales. On laisse tomber.
Quels sont les autres choix ?
Changer de point d’embarquement. Pourquoi pas le Panama, la Colombie, Cuba ou même les Antilles françaises. Que nenni ! Tous les pays (ou départements) situés dans la zone comprise entre l’Equateur et les Etats-Unis exigent ce vaccin à l’entrée sur leur territoire. Notre liberté de mouvement se réduit comme peau de chagrin...
On va donc partir de Quito. Ah non, non, ça non plus, c’est pas possible ! La compagnie aérienne qui assure le retour ne dessert pas l’Equateur. Gros ras le bol. La question n’est plus, que faire de nos quelques jours de vacances, mais comment allons-nous rentrer ?
Au terme de deux jours passés dans les différents bureaux des compagnies aériennes, on a trouvé la solution (onéreuse forcément) : retour vers le Pérou, qui n’exige rien, pour s’envoler vers Madrid puis Marseille. Ouf ! On va pouvoir se calmer un peu et profiter des quelques jours qui nous restent en Equateur pour nous détendre.