carnets de voyages : Népal, Bali, Chili, argentine, Bolivie, Pérou, Equateur, Costa Rica
En nous rendant vers Otavalo, on passe la ligne géographique, mais ô combien abstraite de l’équateur. Nous revoilà dans l’hémisphère nord. Et alors, ça change quoi ? Pas grand-chose, il faut bien l’avouer !
Otavalo est une ville bien tranquille, entourée de volcans. Elle est connue touristiquement pour son marché, mais nous, nous l’apprécions surtout pour sa population. En effet, nombre de ses habitants appartient à l’ethnie Otavalo, qui s’est enrichie grâce à sa maitrise du tissage. Ils font partie des rares indigènes qui ont su tirer leur épingle du jeu économique, tout en conservant leurs traditions. Ils ont fière allure dans leurs habits coutumiers et dégagent une beauté certaine, parfois même un peu intimidant, quand on aimerait bien les prendre en photo !
Le marché hebdomadaire est le point de ralliement des populations alentours, venues vendre tout ce qui est monnayable : de l’artisanat, en passant par leurs récoltes de fruits et légumes, ainsi que des glaces dont ils raffolent. Mais ce n’est pas tout, il se vend aussi des animaux bien vivants, comme des cochons, veaux, vaches, moutons, ou encore chats, chiens, poules, lapins et le fameux cuy (cochon d’inde), qui ici se mange.
C’est d’ailleurs assez cocasse de voir cette petite bête, tirée de son sac manu militari par la vendeuse, attrapée, non moins vigoureusement par le potentiel acheteur, qui lui fait faire une culbute arrière afin d’examiner son sexe, le gras sous son ventre ou bien l’état de ses pattes... Avis aux heureux propriétaires français de cochons d’inde, le petit animal se consomme avant 3 mois, après il est inbouffable !