carnets de voyages : Népal, Bali, Chili, argentine, Bolivie, Pérou, Equateur, Costa Rica
Depuis notre arrivée à Bali, nous avons du mal avec les transports. Il existe bien une version balinaise du transport populaire : le bémo, petit véhicule pourvu de banquettes et qui fonctionne sur des trajets fixes. Mais comme nous ne ressemblons pas à des autochtones, pour le moindre trajet, on a droit à des tarifs prohibitifs et le marchandage qui suit est bien trop âpre. Le dernier bémo que nous avons pris pour aller à Kuta a réussi à nous faire payer aussi cher que pour un taxi!
Sur l’île de Lembogan, nous avons testé le scooter avec succès, nous retentons l’expérience à Ubud. Le prix de la location n’est pas excessif et Bali se prête bien à ce genre de véhicule. Cela nous permet d'être totalement libres dans nos déplacements et nos horaires, ce qui est assez confortable. Le revers de la médaille, est que nous nous perdons régulièrement, vu l'absence de panneaux indicatifs. Mais ça fait partie des joies de la découverte!
Les deux jours suivants, nous arpentons les alentours sur notre deux roues : Bédulu et la grotte de l’éléphant. Site assez décevant. Puis les rizières en terrasses de Tegallalang, où tous les marchands ambulants de la région se sont donnés rendez-vous...

Dimanche, toujours en scooter, nous allons plus au nord, à Tampaksiring, visiter tout d’abord le temple de Gunung Kawi. Pour y accéder, il faut descendre quelques centaines de marches au milieu des rizières. Le site est magnifique. De chaque côté d'une rivière, les falaises sont sculptées de niches, dans lesquelles se trouvent des effigies de dieux datant du 11ème siècle.
Ensuite nous visitons le « Lourdes » local : Tirta Empul.
Il s’agit d’une source sacrée où des milliers de pèlerins viennent se baigner, assister à des cérémonies, etc.. Le site est merveilleusement beau avec ses successions de temples et de bassins. Le premier bassin dans l’enceinte est habité par des centaines de carpes, donnant à l’eau des couleurs ensoleillées. Les balinais les nourrissent, résultat, les carpes sont bien dodues ! Aujourd’hui, c’est jour de célébration, une foule compacte d’hindouistes est venue se faire bénir puis se baigner dans les eaux sacrées. Nous avions prévu nos maillots de bain, mais le site est si bondé que nous reculons, malgré la chaleur, à faire trempette dans ce bouillon de culture.
En sortant, des baraques nous attirent. Nous nous installons pour déguster des soupes très épicées garnies de sorte d’épinard et de boulettes de riz et de poulet concassé, avec les os. Il faut trier mais humm !!
Le soir nous allons voir un autre spectacle de danse : le kecak. Le gamelan est remplacé par une chorale d’une soixantaine d’hommes, assis en cercle autour d’un feu. Les danseurs rentrent dans ce cercle, pour exécuter leur chorégraphie. Le spectacle se termine par un danseur juché sur un cheval de paille qui traverse un lit de braises, spectaculaire !!