carnets de voyages : Népal, Bali, Chili, argentine, Bolivie, Pérou, Equateur, Costa Rica
Aujourd’hui, Delphine et Christophe, exceptionnellement en congé de formation tous les deux, nous font la surprise de nous accompagner à Ubud. Le bemo réservé la veille pour 2, servira en fait pour 6 ! Le trajet de 30km environ, s’effectue le long d’une route où se succèdent les ateliers et les boutiques de sculptures sur bois et sur pierre et donne l’impression de ne jamais sortir de l’agglomération.
La ville d’Ubud, avec la chaleur et le bruit, nous donne envie d’aller nous mettre au vert dans les rizières ! Un plan à la main, Cathy et Kiran nous emmènent rapidement en campagne. La température est plus supportable et surtout, le calme règne ! Les rizières en terrasses hébergent beaucoup de canards que les enfants se régalent à poursuivre, jusqu’à la chute prévisible des deux dans les eaux limoneuses !
En cheminant, on rencontre un peintre dans son atelier, qui nous parle de son art et de ses expos dans le monde entier. Puis plus loin, c’est au tour d’un apiculteur, qui nous fait gouter son miel, qu’il tire des ruches rondes suspendues au toit de sa maison. A midi, nous tentons de déguster un plat local, le babi guling, qui est un cochon de lait rôti. Christophe nous a fait saliver toute la matinée, en nous racontant son expérience culinaire, mais c’est sans compter la renommée de la maison « Ibu Oka », qui a été littéralement dévalisée et nous n’avons droit qu’à une portion congrue de porc. Restent de délicieux légumes bien épicés et une énorme noix de coco dont nous sirotons le lait à la paille. L’après-midi, après une halte à l’hôtel, nous retournons faire un tour dans les rizières, où nous assistons à la cueillette du riz, avec des moyens rudimentaires.
Ubud est une ville d’art, et notamment pour la danse. Dans la soirée, nous en profitons pour assister au spectacle de Legong Trance and Paradise Dance. Les danseurs sont accompagnés d’un gamelan, c'est-à-dire d’un orchestre de différents types de xylophones, quelques flutes et d’un instrument à cordes. Le rendu est assez doux et parfois un peu cacophonique. Les danseurs sont magnifiquement vêtus et maquillés. Les filles, hanches et genoux fléchis, saccadent leurs mouvements d’yeux, de tête et de doigts avec une grâce infinie. A la fin du spectacle, les Loulou repartent vers leur maisonnée, car demain les cours reprennent... C’est pas les vacances tous les jours à Bali !