carnets de voyages : Népal, Bali, Chili, argentine, Bolivie, Pérou, Equateur, Costa Rica
Les marées à Sanur, sont assez importantes et il est parfois difficile de trouver un mètre de profondeur pour faire trempette. Par contre, la côte sud-ouest sans barrière de corail, reçoit de beaux rouleaux de l’océan Indien, servant de terrain de jeu aux surfeurs. C’est malheureusement aussi le coin hypertouristique aves bars à gogo et boîtes de nuit. Pas vraiment notre tasse de thé salé ! On évite donc la station balnéaire de Kuta, pour aller jouer dans les vagues de Seminyak, plus au nord et au calme. Mais c’est sans compter une météo orageuse, qui une fois dans l’eau, nous oblige à ressortir, pour courir mettre les sacs à l’abri, durant l’averse qui dégringole. A la fin du ruscle, le taux d’humidité est tellement important, que l’air ruisselle littéralement sur nous.
Le lendemain, nous prenons le bateau pour rallier l’île de Nusa Lembogan à 1h30 de navigation de Sanur. C’est un petit paradis bordé de mangroves au nord, de plages de sable blanc à l’ouest et de végétation tropicale en son centre. Elle n’est pas sous l’influence météo de Bali et de son volcan Agung, qui joue l’accroche nuages. Il y fait donc plus sec, mais pas moins chaud. Nusa Lembogan fait partie d’un archipel de 3 îles, dont sa grande sœur Nusa Penida, qui abrite sous ses eaux des spots de plongée fameux, tels que Crystal Bay où se trouvent les Mola Mola, ou Manta point, qui comme son nom l’indique permet de voir des Mantas.
Sitôt débarqués, on loue un scooter pour filer en direction des mangroves et de la barrière de corail, pour enfin plonger nos masques sous la surface. On renoue avec les joies de l’apnée, dans des eaux claires et poissonneuses. C’est un pur bonheur! En fin d’après-midi, on réserve deux plongées avec World Diving, pour le lendemain. Au programme : Crystal Bay, puis Sekola Desar. On redoute un peu Crystal Bay, comme plongée de réadaptation, car elle est connue pour son courant froid (20°), violent et changeant. Mais l’envie de voir les Mola mola est la plus forte ! Une fois sous l’eau, pas de courant, ni de poisson lune, mais qu’importe, c’est un pur régal d’évoluer au milieu des gaterins et autres balistes titan. La deuxième est encore plus belle. C’est un magnifique jardin de corail que nous faisons en dérive où l’on croise entre autres, une daurade coryphène et un serpent rayé assez impressionnant !
Effectivement l’eau est fraiche, la combi de 3mm n’est pas suffisante et je sors complètement transie de froid. Les changements de température de ces derniers jours mettent mon métabolisme un peu à mal et je me retrouve avec une bonne fièvre et une crève carabinée qui va m’empoisonner quelques jours. Comme quoi, ce n’est pas sous les tropiques que l’on est forcément à l’abri !